Selon l’ANSES, 11 % des ménages français ont été confrontés aux punaises de lit entre 2017 et 2022, pour un coût total de 1,4 milliard d’euros. Consultez un opérateur certifié pour un diagnostic adapté.
À retenir
- Selon l’ANSES, 11 % des ménages français ont subi une infestation de punaises de lit entre 2017 et 2022.
- Le coût économique total des punaises de lit atteint 1,4 milliard d’euros sur cette même période.
- Le moustique tigre est implanté dans 81 départements métropolitains au 1er janvier 2026 selon l’ANSES.
- 28 % des ménages utilisant un insecticide le font contre des insectes rampants comme les cafards ou fourmis.
Chiffres clés : l’état des infestations en France
| Nuisible | Indicateur | Donnée | Source |
|---|---|---|---|
| Punaises de lit | Ménages touchés (2017-2022) | 11 % | ANSES, 2023 |
| Punaises de lit | Coût économique total | 1,4 Md € | ANSES, 2023 |
| Punaises de lit | Dépense moyenne par ménage infesté | 866 € | ANSES, 2023 |
| Punaises de lit | Coût sanitaire (2019) | 83 M € | ANSES, 2023 |
| Moustique tigre | Départements implantés (jan. 2026) | 81 | ANSES, 2026 |
| Insectes rampants | Ménages ayant utilisé un insecticide | 28 % | PestiHome/ANSES, 2019 |
📊 Méthode : Les données proviennent de rapports institutionnels publiés — rapport ANSES sur les punaises de lit (2023), enquête PestiHome ANSES (2019) et données de surveillance du moustique tigre (ANSES, 2026). Périmètre : France métropolitaine. Aucune extrapolation ni estimation maison.
Pourquoi mesurer précisément l’ampleur des infestations de nuisibles en France ? Parce qu’agir sans repères chiffrés conduit à sous-estimer les coûts réels et les délais d’intervention. Les données de l’ANSES, de l’enquête PestiHome et de la surveillance entomologique objectivent ce que les témoignages isolés ne mesurent pas : combien de foyers sont réellement touchés, ce que cela coûte à l’économie, et dans quelles régions le risque s’intensifie.
Les statistiques présentées ici couvrent trois grandes catégories : les punaises de lit (Cimex lectularius), dont la progression est documentée depuis l’enquête nationale 2017-2022 ; les insectes rampants au sens large, traçables via l’usage des pesticides ménagers ; et les vecteurs émergents comme le moustique tigre (Aedes albopictus), dont l’implantation territoriale progresse chaque année. Ces trois familles de nuisibles concentrent à elles seules l’essentiel des interventions professionnelles en France.
La question du financement des traitements — qui paye entre locataire et propriétaire — reste l’une des premières interrogations des ménages infestés. Pour y répondre avec précision, la question de savoir qui paye, du locataire ou du propriétaire, se règle selon l’origine de l’infestation.
Les punaises de lit en chiffres : ce que révèle l’expertise ANSES 2023
Entre 2017 et 2022, 11 % des ménages français ont été confrontés à une infestation de punaises de lit, selon l’expertise collective publiée par l’ANSES en 2023. Ce chiffre, issu d’une analyse nationale inédite, place la punaise de lit — Cimex lectularius — au rang des nuisibles les plus répandus du parc résidentiel français.
Un impact économique massif et sous-estimé
Le coût économique total des infestations atteint 1,4 milliard d’euros sur la période 2017-2022, soit 230 millions d’euros par an en moyenne, selon la même expertise ANSES 2023. Ces montants agrègent les dépenses directes des ménages, les pertes d’activité économique et les coûts de traitement professionnel.
À l’échelle du foyer infesté, la dépense moyenne s’élève à 866 euros par ménage et par an. Elle reflète une prise en charge souvent plurielle : plusieurs passages d’un opérateur certifié, remplacement de literie ou de mobilier, jours d’arrêt de travail. Qui supporte ces frais, occupant ou bailleur, est une question centrale ; la répartition entre locataire et propriétaire dépend des responsabilités juridiques selon les situations.
Un coût sanitaire distinct, chiffré à 83 millions d’euros
Au-delà des dépenses matérielles, l’ANSES 2023 isole un coût sanitaire de 83 millions d’euros pour la seule année 2019. Elle couvre les répercussions sur la santé physique et mentale : réactions cutanées allergiques, troubles du sommeil chroniques, syndromes anxieux documentés chez les personnes exposées de façon prolongée — un volet développé dans notre article sur l’impact psychologique des punaises de lit. La punaise de lit n’est pas un simple nuisible de confort — ses effets sur la santé publique sont désormais quantifiés et reconnus dans la littérature épidémiologique.
Pourquoi ces chiffres restent probablement sous-évalués
Les données ANSES reposent sur les infestations déclarées ou traitées professionnellement. Or de nombreux ménages tentent d’abord une prise en charge autonome — produits insecticides en grande surface, housses de protection, lavages à haute température — avant de faire appel à un opérateur. Ces interventions non déclarées n’entrent pas dans la comptabilisation officielle, ce qui suggère que l’ampleur réelle du phénomène dépasse les estimations disponibles.
📊 Méthode : Les données de cette section sont issues de l’expertise collective ANSES publiée en 2023, portant sur la période 2017-2022, périmètre France métropolitaine et départements d’outre-mer (DOM). Les coûts ont été modélisés à partir d’enquêtes ménages, de données de remboursement et de déclarations d’opérateurs certifiés.
Pour comprendre comment les infestations de cafards s’inscrivent dans ce tableau d’ensemble, nos guides sur les cafards détaillent les mécanismes biologiques et les stratégies de traitement propres à cette espèce.
Le moustique tigre en chiffres : une progression sans précédent sur le territoire français
Le moustique tigre — Aedes albopictus — est implanté dans 81 départements métropolitains au 1er janvier 2026, selon l’ANSES. En 2004, une seule zone d’implantation était recensée en France.
En deux décennies, elle a progressé du pourtour méditerranéen vers le nord et l’ouest, atteignant des régions qui lui étaient climatiquement fermées. Cette dynamique redessine la carte des risques liés aux maladies transmises par les moustiques.
Pourquoi une surveillance aussi serrée ?
Aedes albopictus est vecteur compétent de plusieurs arboviroses, notamment la dengue, le chikungunya et le virus Zika. En métropole, la dengue ne circule pas de façon autochtone à grande échelle, mais les cas importés sont un point d’entrée critique : un voyageur virémique piqué par un moustique tigre local peut théoriquement initier une chaîne de transmission locale.
Santé publique France suit chaque été les signalements de cas autochtones dans les départements où l’espèce est implantée. Ces épisodes restent limités en nombre, mais leur simple survenue confirme que le risque de transmission locale est réel et territorialement élargi. La surveillance entomologique nationale, coordonnée par l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée et les ARS, repose sur un réseau de pièges de ponte densifié à mesure que la zone d’implantation s’étendait.
Quels facteurs expliquent cette colonisation accélérée ?
La rapidité de progression tient à plusieurs mécanismes biologiques combinés. Aedes albopictus pond dans de très petits gîtes larvaires — quelques centilitres d’eau stagnante suffisent —, ce qui rend le contrôle des sites de reproduction difficile en milieu urbain. Ses œufs supportent la dessiccation prolongée et survivent à l’hiver sous cette forme dans les zones tempérées. Le commerce de végétaux et le transport de marchandises ont accéléré sa dispersion passive sur de longues distances.
Le réchauffement climatique joue un rôle documenté : l’extension vers le nord des isothermes favorables allonge la période d’activité et ouvre des zones autrefois trop froides à l’établissement d’une population pérenne.
Pour les autres espèces nuisibles dont la biologie conditionne la stratégie de lutte, nos guides sur les punaises de lit offrent une lecture complémentaire sur la façon dont données épidémiologiques et biologie de l’espèce s’articulent dans l’évaluation du risque.
Cafards, rongeurs, insectes : que révèle l’enquête Pesti’home sur nos pratiques face aux nuisibles ?
En France, trois ménages sur quatre ont recours à au moins un produit pesticide chaque année — et parmi eux, 84 % utilisent des insecticides, selon l’enquête Pesti’home menée par l’ANSES en 2019. Ces données dessinent un panorama inédit de l’exposition réelle aux nuisibles dans le logement.
Les insectes rampants : un problème sous-estimé dans les foyers
Les insectes rampants — cafards, fourmis, blattes — concernent 28 % des ménages ayant recouru à un insecticide, contre 40 % pour les insectes volants. Cet écart ne traduit pas une moindre prévalence des rampants, mais une différence de visibilité : moustiques et mouches se voient immédiatement, là où une infestation de cafards — Blattella germanica, la blatte germanique, ou Periplaneta americana dans les bâtiments — s’installe souvent durablement avant d’être détectée.
La blatte germanique illustre parfaitement ce décalage : espèce lucifuge — active la nuit et évitant la lumière —, elle colonise en priorité les espaces chauds et humides (dessous d’évier, gaines techniques, joints de réfrigérateur) et ne se manifeste en plein jour que lorsque la densité de population dépasse la capacité d’accueil de l’habitat. À ce stade, l’infestation est déjà établie depuis plusieurs semaines.
Rongeurs et autres espèces : des données à interpréter avec prudence
L’enquête Pesti’home couvre également les produits rodenticides — anticoagulants et autres — utilisés contre les rongeurs commensaux : le rat surmulot (Rattus norvegicus) et la souris domestique (Mus musculus domesticus). Ces espèces synanthropiques représentent une part significative des interventions professionnelles, notamment en milieu urbain dense et en restauration collective.
Ces chiffres reflètent l’utilisation de produits par les ménages, non le taux réel d’infestation : un foyer traité par un professionnel sans achat direct de pesticide échappe à la mesure. Les données Pesti’home sous-estiment donc structurellement la prévalence réelle, en particulier pour les espèces dont la lutte est majoritairement externalisée.
Lire les chiffres dans leur contexte
| Catégorie | Part des ménages utilisateurs d’insecticides |
|---|---|
| Insectes volants (moustiques, mouches) | 40 % |
| Insectes rampants (cafards, fourmis) | 28 % |
| Ensemble pesticides ménagers | 75 % des ménages |
Ces proportions montrent que la lutte contre les rampants mobilise davantage de ménages qu’on ne le croit communément, mais reste souvent gérée en réaction tardive plutôt qu’en prévention. La biologie des espèces concernées — cycles de développement rapides, résistances acquises aux substances actives, capacité de recolonisation — plaide pour une lecture des données statistiques couplée à une compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents.
Les tendances 2020-2026 : pourquoi les infestations progressent-elles malgré les traitements ?
Les infestations n’ont pas diminué sur 2020-2026 : plusieurs dynamiques biologiques et sociales convergent pour expliquer cette persistance.
Le climat reconfigure les territoires d’implantation
Le réchauffement allonge les saisons d’activité des nuisibles à sang froid et élargit les zones favorables à leur établissement. Le moustique tigre (Aedes albopictus) illustre cette dynamique : présent dans 81 départements métropolitains au 1ᵉʳ janvier 2026 selon l’ANSES, il colonise des territoires que ses exigences thermiques lui interdisaient il y a vingt ans. La même logique vaut pour les blattes : leurs stades nymphaux (phases de développement entre deux mues) bénéficient d’hivers plus doux, ce qui compresse les cycles et augmente le nombre de générations annuelles. Le détail de ces mécanismes figure dans notre guide sur le changement climatique et les nuisibles.
La mobilité internationale amplifie les introductions
La reprise des flux touristiques et commerciaux après 2021 a relancé les voies d’introduction des espèces exotiques ou des populations résistantes. Les punaises de lit (Cimex lectularius) empruntent bagages, vêtements et mobilier de seconde main pour circuler entre continents, villes et immeubles. Cette mobilité explique en partie pourquoi 11 % des ménages français ont été confrontés à une infestation entre 2017 et 2022 selon l’ANSES — un chiffre qui témoigne d’une diffusion importante du phénomène et qui ne montre pas de tendance à la baisse sur les données disponibles.
La résistance aux insecticides, facteur structurel sous-estimé
La résistance aux pyréthrinoïdes est largement documentée en France chez les punaises de lit comme chez les blattes germaniques. Ce phénomène de sélection, accéléré par des applications répétées de substances identiques, réduit l’efficacité des traitements grand public et allonge la durée des infestations. Résultat : les ménages multiplient les interventions, ce qui aggrave la pression de sélection sur les populations survivantes plutôt que de l’atténuer.
L’urbanisation densifie les risques de propagation
La concentration croissante de population en habitat collectif urbain crée des conditions structurelles favorables à la propagation inter-logements. Un seul foyer d’infestation non traité dans un immeuble suffit à recoloniser des appartements voisins par les gaines techniques, les faux plafonds ou les espaces communs. Cette réalité transforme un problème individuel en enjeu collectif : les traitements isolés restent insuffisants sans coordination à l’échelle du bâtiment.
Ces quatre facteurs agissent en synergie : le climat étend les territoires, la mobilité accélère les introductions, la résistance compromet les traitements, la densification facilite la diffusion. La lecture des statistiques disponibles ne prend son plein sens qu’au prisme de ces mécanismes biologiques et sociaux combinés.
Quelles sources officielles permettent de mesurer les infestations de nuisibles en France ?
Les données sur les nuisibles en France proviennent de quatre corpus aux périmètres et méthodologies distincts. Comprendre leurs limites est indispensable avant d’interpréter tout chiffre.
ANSES — rapport sur le coût socio-économique des punaises de lit (2023)
L’ANSES a publié en 2023 une évaluation portant sur 2017-2022, combinant données de remboursement disponibles, enquêtes auprès de ménages et estimations de coûts directs et indirects. C’est la source la plus complète sur les punaises de lit, mais limitée à cette espèce et à la France métropolitaine. Elle fournit l’essentiel des chiffres cités ici.
ANSES — enquête PestiHome (2019)
PestiHome est une enquête nationale par questionnaire auprès d’un panel représentatif de ménages français, portant sur les usages de pesticides à usage domestique. Elle renseigne sur la prévalence déclarative des traitements contre insectes rampants, volants et rongeurs. La limite principale est son caractère déclaratif : les ménages rapportent leurs pratiques, sans vérification objective de l’infestation réelle. La sous-estimation est probable, notamment pour les ménages qui n’ont pas traité faute de moyens ou par méconnaissance du problème.
ECDC — surveillance des maladies vectorielles
L’ECDC publie des données épidémiologiques sur les vecteurs (moustiques, tiques, puces) dans le cadre de la surveillance des arboviroses et de la maladie de Lyme — sujet traité en détail dans notre guide sur les maladies transmises par les nuisibles. Ces données portent sur la présence des vecteurs et les cas humains associés, et non sur les infestations domestiques elles-mêmes. Leur périmètre est européen ; les données françaises sont agrégées avec celles des États membres voisins.
Santé Publique France — surveillance épidémiologique
SPF contribue à la surveillance du moustique tigre avec l’ANSES et produit des bulletins saisonniers sur les pathologies vectorielles. La couverture des nuisibles non vecteurs (cafards, punaises de lit, rongeurs) reste limitée dans ses publications régulières.
Limites transversales à toutes ces sources
Trois biais structurels affectent l’ensemble du corpus. Premièrement, le sous-déclaratif : les infestations non traitées ou traitées en dehors du circuit professionnel n’apparaissent dans aucune base. Deuxièmement, l’hétérogénéité temporelle : les enquêtes ne sont pas reconduites à intervalles réguliers, ce qui rend les comparaisons interannuelles fragiles. Troisièmement, l’absence de registre unifié : il n’existe pas de déclaration obligatoire des infestations, sauf pour les espèces vectorielles sous plan de surveillance. Les statistiques présentées dans cet article doivent donc être lues comme des ordres de grandeur validés, non comme des mesures exhaustives.
⚠️ Risques de ne pas agir
Une infestation non traitée ne régresse pas spontanément. Les punaises de lit doublent leur population toutes les quelques semaines en conditions favorables, rendant chaque semaine d’inaction significative sur le coût final du traitement. Pour les nuisibles vecteurs, le retard d’intervention augmente le risque de transmission de pathogènes. Les données ANSES (2023) montrent que le coût moyen supporté par un ménage infesté atteint 866 euros — un chiffre qui intègre non seulement les traitements, mais aussi les pertes matérielles et les impacts sur la santé. Pour mieux comprendre qui supporte ce coût entre bailleur et locataire, la charge des frais de traitement dépend de l’origine établie de l’infestation.
💡 Conseil expert : Avant de reprendre un chiffre lu ailleurs, vérifiez toujours trois éléments : l’institution qui le publie, l’année de collecte des données et le périmètre exact (national, régional, échantillon déclaratif). Une statistique de prévalence sortie de son contexte perd toute valeur — et les données sur les nuisibles évoluent d’une campagne d’enquête à l’autre.
FAQ
Les statistiques sur les nuisibles en France sont-elles fiables ?
Partiellement. Les données ANSES s’appuient sur des croisements entre remboursements et enquêtes déclaratives, ce qui les rend robustes pour les tendances générales. Elles sous-estiment cependant les infestations non traitées et celles gérées hors circuit professionnel, deux situations fréquentes dans les ménages à faibles revenus.
À quelle fréquence ces données sont-elles mises à jour ?
Irrégulièrement. L’enquête PestiHome date de 2019 ; le rapport ANSES sur les punaises de lit couvre 2017-2022. Il n’existe pas de publication annuelle systématique sur l’ensemble des nuisibles domestiques. Les données vectorielles (moustique tigre, tiques) font l’objet de bulletins saisonniers plus réguliers de SPF et de l’ANSES.
Existe-t-il des données régionales sur les infestations ?
Les données régionales restent très lacunaires pour les nuisibles non vecteurs. Pour le moustique tigre (Aedes albopictus), l’ANSES publie une carte d’implantation par département, actualisée chaque année. Aucun équivalent public n’existe pour les punaises de lit ou les blattes à l’échelle infrarégionale.
Pourquoi les infestations sont-elles probablement sous-estimées dans les statistiques ?
Trois raisons principales : l’absence de déclaration obligatoire, le recours fréquent à des traitements non professionnels qui ne laissent aucune trace dans les bases de données, et la stigmatisation sociale qui pousse certains ménages à ne pas signaler leur situation, y compris aux professionnels de santé ou aux bailleurs.
L’ECDC publie-t-il des données sur les cafards ou les punaises de lit ?
Non. Le mandat de l’ECDC porte sur les agents pathogènes et leurs vecteurs dans une perspective de santé publique européenne. Les nuisibles sans rôle vectoriel documenté — comme les blattes germanique ou les punaises de lit — n’entrent pas dans son périmètre de surveillance standard.
📅 Mis à jour le 23 juillet 2026 · Luca R.
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Ce contenu est rédigé par Luca R., fondateur et rédacteur en chef de PestVerdict, mis à jour le 23 juillet 2026. Nos analyses privilégient les sources institutionnelles, les textes réglementaires et les publications à comité de lecture, listées en fin d’article. Lorsqu’une source professionnelle ou médiatique est utilisée pour documenter une tendance, elle est nommée comme telle.
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Sources
- ANSES — expertise collective « Les punaises de lit : impacts, prévention et lutte » (rapport juillet 2023, saisine BIOCIDES2021SA0147) (2023) — 11% des ménages français infestés 2017-2022 ; coût 1,4 Md€ (230 M€/an) ; 866 € par an et par ménage infesté ; coût sanitaire 83 M€ (2019)
- ANSES (étude Pesti’home) (2019) — Étude Pesti’home (2019) — 1re étude nationale sur les usages des pesticides à domicile. 1500 ménages, 5400 produits. 75% des ménages ont utilisé un pesticide dans l’année ; insecticides = 84% (insectes rampants 28%, volants 40%).
- ANSES (portail de signalement) (2026) — Moustique tigre (Aedes albopictus) implanté dans 81 départements métropolitains au 1er janvier 2026
- Assemblée nationale (2023) — Proposition de loi n°1801 visant à renforcer la lutte contre la prolifération des punaises de lit (déposée 24/10/2023)
- Santé publique France (2024) — Surveillance renforcée des arboviroses (dengue, chikungunya, Zika) liée à l’expansion du moustique tigre